De et avec Louise Léguillon et Christine Zwingmann
Présentation du ballet surréaliste
Le Manifeste du Surréalisme prône un art dicté par la pensée, le rêve, la conscience de la puissance de son esprit, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. C’est le temps de la naissance de la psychanalyse avec Freud en tête. L’art chorégraphique est pratiquement absent du mouvement surréaliste. Et pourtant, la spontanéité, le hors-temps et l’incarnation du rêve et de l’imagination peuvent être réunis dans la danse.
Deux danseuses observent leur ciel intérieur, et tentent d’incarner leurs rêves, au propre comme au figuré. La scène est jonchée de tutus, de chaussons de pointe, symboles de la danse classique par laquelle les deux danseuses ont été éduquées. Discipline qui travaille le corps et l’ego. D’ailleurs, celui-ci au fil de la chorégraphie se fait larguer, mais remonte à la surface et permet à l’inconscient, au double de changer d’état. D’organique, à la tunique de travail forcé, à la peau d’animal, les corps s’affranchissent peu à peu de leur rêves-cauchemars.
Définition du surréalisme par André Breton : « Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale »
Christine Zwingmann
